Découvrez le lycope: un remède efficace contre l’hyperthyroïdie!

par adm

Le lycope, cette plante vivace méconnue et pourtant si pleine de ressources, pousse abondamment dans les zones humides de notre bel hexagone, ainsi que dans d’autres régions tempérées du globe. Appartenant à la famille des Lamiacées, le lycope, ou Lycopus europaeus, se fait également appeler chanvre d’eau ou pied de loup, noms qui évoquent ses multiples facettes, tantôt mystérieuses, tantôt salutaires. Sa stature modeste, ne dépassant guère un mètre, dissimule une richesse insoupçonnée d’usages médicinaux et historiques qui fascinent autant les herboristes que les historiens.

Une silhouette discrète aux nombreux surnoms

Le lycope européen, avec ses tiges dressées et ses feuilles dentelées, paraît bien inoffensif à première vue. Chaque été, il se pare de petites fleurs blanches et rouges, attirant abeilles et regards curieux. Cette espèce, qui s’étend grâce à des stolons rampants, a su s’adapter à des environnements aussi variés que les berges des rivières et les zones semi-ombragées. Ses surnoms, comme ortie d’eau ou marrube aquatique, témoignent de sa ressemblance avec d’autres végétaux plus communs, mais c’est sa proximité visuelle avec le chanvre qui lui vaut le qualificatif de « chanvre d’eau ».

Principes actifs et applications médicinales

Des effets notables sur la thyroïde

Le lycope est surtout célèbre pour ses propriétés antithyroïdiennes. Riches en acide lithospermique, ses parties aériennes jouent un rôle crucial dans la régulation de la thyroïde, notamment en cas d’hyperfonctionnement. Bien que bénéfique, son utilisation doit être encadrée médicalement, car elle influence directement les niveaux hormonaux, tels que la T4 et la TSH.

Une longue tradition en phytothérapie

Au-delà de ses impacts sur la thyroïde, le lycope a été employé depuis le Moyen Âge pour une variété de maux, incluant la fièvre, les infections respiratoires et même comme antihémorragique. Aujourd’hui encore, il trouve sa place dans les rayons des herboristeries et des pharmacies, sous diverses formes :

– Infusions : utilisant les feuilles et les fleurs séchées.
– Teintures-mères : quelques gouttes suffisent pour ressentir ses effets.
– Homéopathie : notamment pour les symptômes liés à l’hyperthyroïdie.

Le lycope, un allié du jardinier

Même si sa culture n’est pas répandue, le lycope peut être ramassé à l’état sauvage pour préparer un purin enrichissant et protecteur, à l’instar du purin d’ortie. Ses vertus fertilisantes et son action contre certains parasites en font un excellent complément pour les jardins biologiques.

Mystique et utilitaire : le lycope dans l’histoire et l’artisanat

Un passé coloré

Historiquement, le lycope a servi à teindre les tissus et même la peau, une pratique qui remonte à l’époque où les gitans l’utilisaient pour foncer leur épiderme. Aujourd’hui, bien que moins courant, le suc des feuilles de lycope sert toujours dans la teinture artisanale, offrant des nuances allant du noir profond au gris anthracite, selon le textile traité.

Cette plante, à la croisée des chemins entre la botanique, la médecine et l’histoire, continue de susciter l’intérêt pour ses multiples facettes et applications. Que ce soit pour ses bienfaits sur la santé ou ses utilisations plus ésotériques, le lycope reste une énigme végétale pleine de surprises.

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